DERIVES, 2013-2017
Islande, Californie

Marches, Rayogrammes, 16 x 21cm

La terre est un fluide visqueux. Un état de flux constant régie ce qui nous paraît solide. Le noyau même, au centre de la terre, longtemps pensé comme le plus solide de tous les solides, n’est autre qu’une gigantesque cellule connective qui transporte la matière d’un coté à l’autre de la planète.

En 1912, les géologues émettaient la possibilité d’un continent premier, la Pangée qui se serait divisé en multiples fragments sous l’effet de l’activité interne de la terre. Depuis, il est admis que les continents flottent tels des radeaux sur une mer de roche en fusion.

Anaïs Tondeur est partie sur les traces de ce processus qui se déroule sur des millions d’années. Depuis 2013, elle arpente la frontière entre les plaques tectoniques. Elle s’est glissée à l’intérieur de la faille qui sépare les continents Nord Américain et Eurasien durant une marche de dix jours entre les éboulis de jeunes roches, les mousses abondantes, ou l’eau pure et glacée infiltrée par les nappes souterraines. La deuxième expédition l’a menée sur la ligne de rencontre entre les plaques du Pacifique et l’Amérique, le long de la faille de San Andreas. De chaque marche, elle collecte un fragment de continents.


Faille médio-atlantique 


Faille médio-atlantique 


Faille médio-atlantique 


Faille médio-atlantique 


Faille médio-atlantique 


Faille médio-atlantique 


Faille médio-atlantique 


Faille de San Andreas 


Faille de San Andreas 


Faille de San Andreas 


Faille de San Andreas 


Faille de San Andreas