Collaboration avec l'anthropologue Marine Legrand

VIGILES, en cours
Photographies, Tirage ultrachorme, 130x173 cm, 2017-19
Récits écrits à partir de paroles collectées, lues, entendues, partagées en dormant

Des présences, apparues en 2016 au bois Lejuc, marquent le paysage de leur trace invisible. Invisible et ingouvernable, au même titre que la radioactivité que l’on voudrait faire sommeiller en sous-sol, pour l’éternité dit-on, croit-on, en cet endroit.
Pour réveiller la mémoire des lieux, marcher le long de lignes-histoires est l’acte qui permet aux vigiles, gardiens et veilleurs, de dire ce qu’ils ont subi, ce qu’ils renferment en eux. Les traumas accumulés. Une série de récits appris et réappris à chaque génération s’égrènent ainsi : les chemins parcourus relient les parleurs au texte et au relief du sol, à ce qui se trouve ou pas, en dessous.

Ils et elles replongent à chaque récitation, dans les sous-sols encombrés de la mémoire collective. Tels les hommes et femmes livres du Farenheit 451 de Truffaut, qui conservent les mémoires rescapées de l’autodafé, chacun et chacune incarne une part de notre géologie commune, un pan des récits qui content comment nous en sommes arrivés là.


Luço, 2122


Sev, 2018


Brise, 2017


Pomi Labyrinthe, 20945


Arla, 2033


Mil, 2033