WATERMARKS APPAREILS A REVELER L'INVISIBLE
Installations In-situ réalisées en collaboration avec Santiago Ortega Haboud

À l’interface du visible et de l’invisible, passé et présent, Watermarks est une série d’oeuvres in-situ. Installations multimédias et interactives, elles se composent de dispositifs d’observation, tels que des télescopes et périscopes où se mêlent fiction et réel pour interroger la perception du spectateur.

En infiltrant de fiction notre perception de ce qui semble réel, ces appareils/sculptures révèlent ce qui ne se voit plus. Cela est rendu possible par l’introduction d’une forme de mirage numérique à l’intérieur de ces dispositifs. En regardant à l’intérieur, le public découvre de nouveaux détails ou des éléments oubliés du lieu où l’installation prend place.

La création de chaque installation implique une période d’immersion marquée par un travail de recherches historiques et de rencontres avec les habitants afin de recueillir les histoires du lieu. Ces dernières sont principalement choisies pour leur lien à l'eau, perçue comme vecteur de mémoire, mais aussi pour leur rapport à un événement remarquable qui aurait laissé une trace invisible sur le paysage et sa population.

Le lieu qui inspire chaque installation est essentiel au développement du projet. Celui-ci né de l’intersection entre le lieu, son histoire et sa population. Notre processus apporte une nouvelle approche à la géographie, paysage, histoire et mythes d’un lieu; ainsi, le projet devient un moyen de partager la richesse de la région à travers des ateliers, installations et expositions.

Projet réalisé avec l’aide à la production d’Arcadi (Action Régionale pour la Création Artistique et la Diffusion en Ile-de-France)

Watermarks & Les 26 Couleurs from

Installation In-situ aux 26 Couleurs inaugurée durant le FESTIVAL NEMO, le festival des arts numériques d’Arcadi

Reliant les berges de la Seine à la centrale électrique de la Manufacture de papiers peints Leroy, un pont transbordeur assurait l’approvisionnement en charbon de la centrale. Une benne à mâchoire acheminait le charbon des péniches aux silos placés au dessus des chaudières. Ce combustible produisant la force motrice, l’éclairage ainsi que la chaleur nécessaire au séchage du papier, fut remplacé dans les années 70 par du fioul. Obsolète, le pont transbordeur fut
démantelé.
Dans le cadre du festival Némo et à l’issue d’une résidence d’artiste aux 26 Couleurs, centre culturel axant sa programmation sur les arts numériques installé dans l’ancienne manufacture Leroy, Watermarks présente une installation in situ. Le dispositif d’observation est placé à l’endroit où était fixé le pont, face à la Seine. Liant analogique et numérique, cet appareil de vue fait réapparaitre l’ancien pont transbordeur, structure clé du fonctionnement énergétique de l’usine Leroy. Au point de jonction entre le regard et le paysage, cette apparition en filigrane est le fruit de recherches dans les archives de l’usine, de rencontres avec historiens et anciens employés ainsi
que d’ateliers de dessins et d’animations avec le public des 26 Couleurs. La question de la transmission est envisagée ici comme transfert et mise en commun d’une mémoire collective tout en constituant le point d’émergence d’une fiction, voire d’une forme de résistance poétique à l’oubli.

Projet réalisé dans le cadre d’une résidence d’artiste aux 26 Couleurs avec l’aide à la production d’Arcadi (Action Régionale pour la Création Artistique et la Diffusion en Ile-de-France) et des 26 Couleurs - Ville de St Fargeau-Ponthierry.

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